Bénédicte VEYRAC-BEN AHMED

Jeudi 27 juin 2019
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Bénédicte VEYRAC-BEN AHMED
Docteur en Géographie et aménagement
Thèse soutenue en 2012
Université Toulouse - Jean Jaurès
École doctorale TESC
Laboratoire GEODE

 


Bénédicte VEYRAC-BEN AHMED Docteur en Géographie et aménagement

Parle-nous un peu de toi.

Je suis originaire du Tarn et Garonne, où je vis toujours. Passionnée par l'agriculture, les zones "sèches", j'ai d'abord travaillé sur les oasis, un rêve d'enfant que mes études de géographie m'ont permis de réaliser. Puis, les interactions fines homme-milieu à travers les pratiques agricoles. Après une petite dizaine d'années en tant que chargée de cours à l'université, je travaille aujourd'hui avec un tout autre public, beaucoup plus proche de chez moi. Ce nouveau travail me permet de concilier vie de famille et vie professionnelle et m'amène à développer des champs de compétences et de connaissances très diversifiés : bref, je continue d'apprendre !

 

Dans le style de Ma Thèse en 180 secondes, mais à l'écrit, parle-nous de ta thèse.

Sécheresse, sécheresse... un fléau incomparable pour les agriculteurs ??? Et si au lieu de ne considérer qu'une seule face du problème, on regardait tous les éléments en présence afin de mieux comprendre ce qui se passe, ce qui est en jeu, et les enjeux passés, présents, et à venir... À partir d'une zone géographique réduite, en observant les acteurs présents, en mettant en évidence les interactions présentes à différentes échelles, et en faisant appel à un travail pluri et interdisciplinaire, ma thèse a permis de mettre en évidence la nécessité de faire appel à des analyses de terrain plus réduit afin de mieux comprendre les interactions existantes à des échelles plus larges.

 

Quelle est ta profession actuelle ? Quelles sont tes missions, que fais-tu au quotidien ou de façon hebdomadaire, comment vois-tu ton métier, comment es-tu arrivée là ?

Actuellement je suis formatrice en culture humaniste auprès d'apprentis et de pré-apprentis, et professeur documentaliste dans le même établissement. Cet établissement reçoit des élèves en grande difficulté, en décrochage scolaire... Ces jeunes chaque jour m'obligent à découvrir de nouveaux domaines, à développer ma curiosité, mes connaissances, mes compétences.

 

Quelles sont les compétences techniques et les compétences humaines (on parle aussi de soft skills) que tu peux clairement lier, avec le recul, à ton expérience de doctorat ?

Lors de mon doctorat j'ai travaillé sur les interactions, j'ai exercé mon regard à différentes échelles, c'est à dire regarder à la fois un problème, une situation et ce qui le compose. Ce travail est mon travail au quotidien aujourd'hui : non pas pour faire des analyses, mais pour comprendre ce qui se passe, identifier les enjeux, identifier des pistes possibles, construire des réponses adaptées.

 

Ca fait quoi d'être Docteur, au quotidien ? Est-ce que ça t’a ouvert des portes ?

Non ! Au début ça m'a plutôt fermé des portes car ça fait peur !! Aujourd'hui, j'ai appris à faire accepter mon statut de "docteur" en ne le montrant pas ! C'est à dire que je l'utilise dans ma pratique, dans mon approche, j'en parle si on me le demande, mais je ne le mets pas en avant. Je laisse aux interlocuteurs le soin de le découvrir s'ils le souhaitent, tout simplement !

 

Quels souvenirs gardes-tu de ton doctorat ? Les moments forts, les moments durs, la soutenance...

6 années aussi difficiles que passionnantes !!!

 

Que souhaiterais-tu dire aux autres Docteurs du réseau de l'Université de Toulouse ainsi qu'aux doctorants actuels ?

Le doctorat ne doit pas être une fin en soi mais un moment où on s'accorde le droit d'approfondir un sujet.

 

 

Crédit photo : ©DR

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