Gaëlle BAUDRY, Docteure en Sciences de l’Information et de la Communication

Vendredi 10 mai 2019
Imprimer

Gaëlle BAUDRY
Docteure en Sciences de l’Information et de la Communication
Thèse soutenue en 2016
Université Toulouse - Jean Jaurès
École doctorale ALLPH@ l Laboratoire LERASS


Inthuga SINNARASA, Docteure en Science de matériaux

Qui es-tu ?
Gaëlle BAUDRY, vendéenne d'origine, globe-trotteuse dans l'âme aussi bien pour la vie personnelle que dans le travail, actuellement sur Bordeaux, passions pour l'interculturalité, la découverte et l'échange autour de nouvelles cultures, l'apprentissage de nouvelles langues, le sport (judo, natation).

Parle-nous de ta thèse !
En CIFRE en Sciences de l'Information et de la Communication (SIC), salariée doctorante engagée au titre de chargée de communication et de recherche à Sogeclair aerospace (un sous-traitant d'Airbus, Dassault, Bombardier, etc.). Il s'agissait de comprendre la manière dont les salariés d'une même entreprise (présentes sur 6 sites à l'international, + de 600 employés) se construisent et font évoluer leurs propres images de l'entreprise. Ou plus spécifiquement appliquée au champ des SIC, il s'agissait de questionner la dynamique de représentations sociales en organisation, en convoquant notamment le concept d'agentivité, à savoir que tout agent humain ou non-humain peut participer à la construction collective de la situation en agissant sur et/ou en faisant agir d'autre(s) agent(s). La méthode usitée : une triangulation méthodologique incluant observation participante, entretiens semi-directifs et questionnaire quantitatif.

Quelle est ta profession actuelle ?
Je suis actuellement la Directrice de la coordination industrielle au Carnot Institut Cognition (CNRS). Je suis en charge du développement des offres scientifiques et technologiques liant les expertises en sciences cognitives d'un réseau de plus de 1000 chercheurs répartis dans 14 laboratoires de recherche en France avec les enjeux industriels actuels et à venir. Le but étant de favoriser la coopération via la contractualisation de projets de recherche bilatérale. Mes missions incluent aussi l'animation du réseau des chercheurs et le développement de sa dynamique interdisciplinaire ; la participation à l’organisation d’une journée Recherche et Technologies (Paris, 400 participants). Je suis aussi en charge d'autres projets phares plus spécifiquement en communication, tels que la conception et l'animation de l’Intranet, ou encore la conception textuelle et graphique du rapport annuel d’activité de l'Institut. Comment j'en suis arrivée là ? Par un parcours diversifié et enrichissant tournant toujours autour de trois axes clés de mon profil : la communication, l'enseignement/recherche, et le commerce. Après ma thèse, je suis partie enseigner le Français Langue Etrangère en collège/lycée à Barcelona (Espagne), et à un public adulte. Une expérience enrichissante et unique autant professionnellement parlant que personnellement ! Puis j'ai été à la tête du développement de l'entité espagnole d'une entreprise française de software dans le secteur du divertissement et des parcs d'attractions. Un nouvel univers donc, communication, de la réalité virtuelle, des jeux vidéos, des monstres et des Lapins Crétins, mais surtout un gros travail d'ouverture du marché en Espagne et de développement du portefeuille client en Asie et en Europe, des salons internationaux sur différents continents, la définition de contenus des supports de communication et commerciaux, et leurs traductions en trois langues... Le challenge proposé par le CNRS à travers l'Institut Cognition m'a ramené sur ma terre natale il y a maintenant moins d'un an.

Quelles sont les compétences techniques et les compétences humaines (on parle aussi de soft skills) que tu peux clairement lier, avec le recul, à ton expérience de doctorat ?
L'écoute, l'observation, l'aisance relationnelle, les capacités linguistiques, la rigueur, la capacité d'interrelation, la détermination, l'endurance.

Ça fait quoi d'être Docteure, au quotidien ? Est-ce que ça t'a ouvert des portes ?
Pas forcément dans mes métiers de Professeur de FLE et de Responsable de l'entité espagnole de l'entreprise Polymorph Sotfware. Clairement pour le métier actuel de Directrice de la Coordination Industrielle, où je travaille au quotidien avec des chercheurs en Sciences Cognitives.

Quels souvenirs gardes-tu de ton doctorat ? Les moments forts, les moments durs, la soutenance...
Une expérience unique offrant l'opportunité d'un travail sortant des chemins communs, mais aussi un sacrifice de trois années de jeunesse avec des envies de voyages, de découvertes du monde ou de changement de modes de vie pas assouvies ou retardés à cause de la masse de travail énorme qu'est le travail de thèse. Et pour une finalité (le titre de Docteure) pas toujours convocable dans les expériences qui ont suivi. La soutenance : un moment à la fois stressant et libérateur, manquant presque de suspense tellement cet événement est organisé de manière prévisible avec le travail de 3 ans, les réceptions des pré-rapports et les multiples répétitions.

Que souhaiterais-tu dire aux autres Docteurs du réseau de l'Université de Toulouse ainsi qu'aux doctorants actuels ?
Ce pourrait être intéressant de partager ses expertises, ses expériences et son réseau pour échanger ensemble sur les tendances industrielles et scientifiques actuelles, ainsi que sur les opportunités professionnelles qui pourraient s'ouvrir à tous et à toutes !

Question bonus : qu'attendrais-tu d'un réseau alumni docteurs ?
Promouvoir les compétences des docteurs, valoriser nos profils individuels, diffuser des offres d'emplois sérieuses, favoriser les échanges entreprises et docteur·e·s.

 

 

Crédit photo : ©Gaëlle BAUDRY

 

 

Sur le même sujet