Julie ARMENGAUD, Docteure en Génie civil

Mercredi 22 mai 2019
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Docteure en Génie civil
Thèse soutenue en 2016
Université Toulouse III - Paul Sabatier
École doctorale MEGEP l Laboratoire LMDC INSA Toulouse


Julie Armengaud, Docteure en Génie Civile

Qui es-tu ?

Julie Armengaud, diplômée de l'INSA Toulouse en 2013 et Docteur depuis 2016, je suis maintenant Dr./Ing. en recherche et développement chez NGE Fondations. Je vis à Toulouse depuis plus de 20 ans, et j'aime faire découvrir l'histoire de cette ville. Je n'en suis pas moins globetrotteuse et curieuse de nouveaux horizons, en France, à l'International, dans les airs, sur les vagues ou en montagne !

Parle-nous de ta thèse.

J'ai réalisé une thèse CIFRE, dans le domaine du génie civil, qui concernait la réduction des pertes pour le béton projeté. Le béton projeté, est, comme son nom l'indique, un béton (eau + granulats + ciment + autre) qui est projeté sur une surface à l'aide d'une machine spécifique. Ce procédé est utilisé majoritairement en revêtement de tunnel et en confortement (par exemple pour éviter les glissements de terrain). Le problème de cette technique est qu'elle génère beaucoup de pertes par rebond (plus de 30% du matériau ne "colle" pas à la surface et devient du déchet). Il y a donc un impact environnemental et économique fort. Concrètement durant ma thèse, j'ai exploré différents matériaux pour trouver un mélange à la fois collant, résistant, durable, avec une faible empreinte environnementale et bien sûr, le plus économique possible. Ceci m'a menée sur les voies de l'expérimentation et de la modélisation, avec l'objectif de générer de réels débouchés pour les chantiers.

Quelle est ta profession actuelle ?

Je suis aujourd'hui embauchée par NGE Fondations (qui a financé ma thèse) en tant que Docteur / Ingénieur au service R&D, sur toutes les problématiques "béton". Mon entreprise est une entreprise de travaux publics qui réalise de nombreux chantiers en France. Mes rôles principaux au sein de la cellule R&D sont de l'ordre de l'expertise et de l'innovation. Au quotidien, mes missions sont principalement : - d'apporter des solutions aux problématiques chantier (adaptation de formulation, de méthodes...) - de venir en support aux études (pour répondre aux points techniques en phase d'appel d'offre ) - d'identifier les problématiques récurrentes (en lien avec mon domaine d'expertise), et d'apporter des solutions plus globales (projets de long termes en partenariat ou non avec des laboratoires) - de faire de la veille scientifique - de faire de la formation en interne - ...

Quelles sont les compétences techniques et les compétences humaines (on parle aussi de soft skills) que tu peux clairement lier, avec le recul, à ton expérience de doctorat ?

Avec le recul, la capacité d'analyse et de synthèse est l'une compétence qui me sert le plus au quotidien. Le fait de travailler dans la continuité de ma thèse me permet aussi d'utiliser la quasi intégralité des connaissances scientifiques acquises. J'utilise aussi les compétences de communication et de pédagogie pour faciliter la diffusion du savoir et la montée en compétence de tous les collaborateurs.

Ça fait quoi d'être Docteur, au quotidien ? Est-ce que ça t'a ouvert des portes ?

Une fois le diplôme en poche, il y a un petit temps d'adaptation lorsque les collègues se mettent à vous appeler Docteur ! Mais au quotidien, ça n'est pas tant le titre qui ouvre des portes, c'est surtout la capacité à répondre aux sollicitations, à avoir une vision globale des problématiques et à travailler en synergie avec tous les collaborateurs.

Quels souvenirs gardes-tu de ton doctorat ? Les moments forts, les moments durs, la soutenance...

Je garde un très bon souvenir de mon doctorat, des conférences et de la soutenance qui est un moment privilégié de synthèse et d'échanges. Bien sûr, la thèse a été faite de hauts et de bas, mais avec le recul, c'est aussi ça qui pousse à se dépasser !

Que souhaiterais-tu dire aux autres Docteurs du réseau de l'Université de Toulouse ainsi qu'aux doctorants actuels ?

Aux doctorants actuels, je voudrais dire que la thèse n'est pas seulement un travail scientifique, c'est aussi une superbe aventure humaine ! N'hésitez pas à sortir la tête de vos ordinateurs pour participer à des événements comme "Ma Thèse en 180s", aux journées scientifiques... ce n'est pas du temps de perdu, au contraire, ça vous aide à parler de votre travail, à vulgariser, à échanger et à trouver de nouvelles idées ! Aux autres docteurs du réseau, je serais curieuse de connaître leur parcours, car il me semble qu'il n'y a pas un seul trajet identique après la fin de la thèse !

Question bonus : qu'attendrais-tu d'un réseau alumni docteurs ?

Pour moi, un réseau d'alumni docteurs serait l'occasion d'échanger entre personnes de domaines très divers, peut-être à l'occasion de cafés scientifiques, où quelques volontaires présenteraient leur parcours et leurs problématiques actuelles pour amorcer les discussions ! Je suis une fervente défenseure de la pluridisciplinarité et je suis persuadée que la richesse vient des échanges entre les spécialités.

 

 

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