Nicolas MAESTRIPIERI, Docteur en Géographie et aménagement

Vendredi 10 mai 2019
Imprimer

Nicolas MAESTRIPIERI
Docteur en Géographie et aménagement
Thèse soutenue en 2012
Université Toulouse - Jean Jaurès
École doctorale TESC
Laboratoire Géographie de l’environnement


Nicolas Maestripieri, Docteur en Géographie et aménagement

Qui es-tu ?
J'ai grandi à Mazamet, pas très loin de Toulouse. J'ai quitté le cocon familial pour entrer à l'Université Toulouse -  Jean Jaurès en 2002. Après une année en Langues Étrangères Appliquées je me suis tourné vers la géographie pour y rester jusqu'à ma thèse de doctorat.

Parle-nous de ta thèse
On entend souvent parler de déforestation en Amérique du Sud notamment à cause de l'ouverture des terres agricoles. Ma thèse s'est focalisée sur les dynamiques des plantations forestières industrielles dans le sud du Chili. Les données satellites - à plusieurs résolutions spatiales et temporelles - m'ont permis de caractériser ces dynamiques et de les cartographier. Cette base de connaissance m'a permis de développer des scénarios et des modèles de simulation prospective pour comprendre les dynamiques futures et potentiels enjeux socio-économiques et environnementaux.

Quelle est ta profession actuelle ?
J'ai été recruté par une petite entreprise qui est spécialisée dans le géospatial à Ramonville. Je suis chef de projet sur un projet de l'Agence Spatiale Européenne qui vise à créer un réseau international d'Universités afin de faciliter l'utilisation des données d'observation de la Terre par les étudiant.es, mais aussi par toute personne potentiellement intéressée par les nouvelles technologies en lien avec le spatial. Je travaille avec des partenaires en France et en Italie pour créer ce réseau d'Universités. Pour faire bref, je prends contact avec des Universités Européennes, des entreprises spécialisées dans le géospatial ou dans les nouvelles technologies pour leur présenter le projet et les intégrer à notre réseau.

Quelles sont les compétences techniques et les compétences humaines (on parle aussi de soft skills) que tu peux clairement lier, avec le recul, à ton expérience de doctorat ?
Je pense que mon doctorat m'a permis de gérer des projets sur plusieurs années tout en ayant la capacité de prendre de la hauteur; de travailler en équipe, à distance tout en tenant compte des contextes culturels. Enfin, de porter un regard critique sur la production du savoir.

Ça fait quoi d'être Docteur, au quotidien ? Est-ce que ça t'a ouvert des portes ?
A vrai dire, pas grand chose, on idéalise le statut de docteur, qui peut être vu comme le Saint Graal de l'éducation française, mais qui n'en reste pas moins qu'une étape de vie. J'ai été amené à faire une thèse alors que l'idée ne m'avais même pas effleuré en Licence. Aujourd'hui, je ne me présente pas comme Docteur, mais comme un simple géographe.

Quels souvenirs gardes-tu de ton doctorat ? Les moments forts, les moments durs, la soutenance...
J'ai eu la chance d'avoir eu des encadrants/collègues très présents, ce qui m'a permis de partager régulièrement mes avancées mais aussi mes doutes. Pour moi, la thèse a été ma première mise en situation d'une gestion de projet sur plusieurs années, mais dont la finalité restait floue. Les échanges avec mes collègues/ami.es du labo m'ont permis d'avancer et d'arriver à ma soutenance. Après 4 ans de thèse, ma famille a pu se rendre compte du travail que j'avais effectué, mais surtout de comprendre mon travail !

Que souhaiterais-tu dire aux autres Docteurs du réseau de l'Université de Toulouse ainsi qu'aux doctorants actuels ?
Profitez de la thèse pour vous ouvrir à d'autres disciplines, croiser les regards et porter un regard critique sur votre travail. Trouvez des laboratoires d'accueil à l'étranger pour créer de nouvelles expériences, développez votre réseau...

 

Qu'attendrais-tu d'un réseau Alumni Docteurs ? 
Avant tout multiplier les échanges avec des docteurs venant de disciplines variées (via la création d'un forum par exemple).

 

Crédit photo : ©Nicolas Mazstipieri

 

 

Tags: 

Sur le même sujet