Être assistant de langue

Mercredi 14 février 2018
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Envie d’être intégré rapidement dans un pays tout en étant rémunéré, choisissez l’assistanat. Contrairement aux idées reçues, l’assistanat n’est pas réservé à ceux qui se destinent aux langues ou aux métiers de l’enseignement. Tout le monde peut être un bon « ambassadeur » de la France en apportant un peu de la France au sein  d’une classe !

Les missions d’un assistant

Vous en aurez deux :

  • Développer les compétences orales des apprenants
  • Approfondir leurs connaissances de la culture française

Le cadre dans lequel exercer ces missions

Il dépend en grande partie du pays et de l’établissement dans lequel vous allez intervenir. Mais vous exercez principalement vos missions au sein d’une classe en présence de l’enseignant : soit en secondant l’enseignant dans tous les aspects de son cours, soit en animant la séance vous-même. Dans ce cas, l’enseignant vous aura donné en amont les directives à suivre (thème à aborder, types d’activités à mettre en place, compétences à travailler, etc.). Il est aussi possible que l’enseignant vous donne carte blanche et là, c’est à vous de jouer et d’être créatif ! En dehors de la classe, vous pourrez être sollicités pour animer des cours de conversation en groupe restreint, pour participer à l’organisation d’événements culturels au sein de l’établissement (projection de films, crêpe party pour la chandeleur, etc.), pour aider la mise en place des certifications de langue française (DELF, DALF, TFC) si l’établissement est centre d’examen. Vous pourrez aussi faire du soutien individuel ou encore créer des supports pédagogiques pour les établissements. Plein d’autres missions peuvent vous être confiées, toutes aussi riches les unes que les autres.

Les pays concernés

21 pays participent à ce programme :

  • Langue allemande : Allemagne, Autriche, Suisse alémanique
  • Langue anglaise : Etats-Unis, Canada, République d’Irlande, Australie, Nouvelle-Zélande, Royaume-Uni
  • Langue espagnole : Espagne, Equateur, Argentine, Mexique, Costa-Rica, Colombie
  • Langue chinoise : Taiwan, Chine
  • Autres langues : Portugal, Italie, Russie

Les conditions de l’échange

Comme pour la plupart des aspects de ce programme, les conditions de l’échange dépendent du pays pour lequel vous souhaitez candidater. Mais en quelques lignes :

  • Les contrats durent entre 7 et 12 mois avec des débuts de contrat allant de septembre à janvier
  • Il existe des conditions spécifiques quant à l’âge, le niveau d’études, la filière et le niveau de langue
  • Vous ferez entre 10 et 32h/semaine. La moyenne se situant autour de 15h/semaine, vous aurez le privilège d’avoir du temps libre et de découvrir le pays dans lequel vous êtes affectés
  • La rémunération va de 265€ pour les Etats-Unis à 2 365€ pour la Suisse Alémanique
  • Les établissements vont de l’école primaire aux lycées d’enseignement technique en passant par les centres de formation et les universités
  • Le nombre de postes offerts par pays varie aussi considérablement (3 postes au Costa-Rica pour l’année 2016-2017 et 450 postes au Royaume-Uni pour l’année 2016-2017)
  • La validation du séjour sous forme d’ECTS est possible

Pour en savoir plus, consultez les fiches pays du CIEP.

Les différents interlocuteurs

Le CIEP (Centre International d’Etudes Pédagogiques) est l’organisme qui gère le programme. Mais toute demande se fait au sein de votre établissement universitaire. Dans chaque département, il y a un responsable « référent » faisant le lien entre vous et le CIEP.

La procédure

A partir de mi-octobre, vous pouvez commencer à candidater via une plateforme partagée à laquelle vous, votre « référent » et le CIEP ont accès. Vous avez jusqu’à début mars de l’année suivante (date pouvant varier) pour :

  • Remplir votre dossier (information personnelle, parcours universitaire, vœux géographiques, lettre de motivation en français et en langue du pays, etc.)
  • Mettre à disposition du CIEP les documents demandés sur la plateforme
  • Faire valider votre niveau en langue (c’est votre référent au sein de l’université qui vous dira vers qui vous tourner pour passer votre entretien et qui devra renseigner ce critère sur votre dossier).

Le point positif : aucun dossier papier n’est demandé. Entre avril et juillet, vous recevez, par mail, votre réponse et le lieu d’affectation si votre candidature a été retenue.

Les destinations lointaines

Plus vous partez loin géographiquement, plus vous risquez d’être le premier français que les élèves ou étudiants, et même enseignants, pourront voir, « toucher » … Attendez-vous à devoir répondre à des questions toutes simples comme : Qu’est-ce que tu manges le matin ? Qu’est-ce que tu fais le soir, le weekend, pendant les vacances ? Quelle musique tu écoutes ? Quel temps il fait chez toi ? A combien de temps tu habites de la plage ? Et Paris, c’est joli ? Bref, « dis-moi tout, je veux tout savoir ».
Mais aussi comment parle un français ? Quelles expressions utilisées pour paraitre français ? Ces questions vous seront posées et vous pourrez très bien y répondre dans le cadre d’un cours et vous servir de leurs interrogations pour en planifier d’autres.
Enseignants, comme élèves, peuvent être en demande de « culture française ». Tout le monde peut chercher à tirer profit de votre présence alors soyez prêts à répondre à leurs attentes et n’hésitez être force de propositions au sein de l’établissement si vous avez envie de partager telle ou telle chose avec la classe.

Les avantages

En plus de rendre votre CV attractif (expérience professionnelle, perfectionnement dans la langue du pays) et de peut-être vous découvrir une passion pour l’enseignement, l’assistanat est une véritable leçon de vie et permet une réelle prise de recul par rapport à votre propre culture puisque vous seriez amené à la questionner.

La vie sociale d’un assistant

Un assistant n’est ni un enseignant, ni un camarade de classe, c’est tout simplement quelqu’un de jeune qui est cool parce qu’il vient d’ailleurs. Vous n’aurez aucun souci à vous intégrer. Vous serez très souvent sollicités par le corps enseignant ou encore par les étudiants (si vous intervenez dans des établissements post-bac) pour sortir ou encore pour partir visiter tel ou tel coin avec eux.
N’oubliez pas aussi qu’il est possible que vous ne soyez pas le seul assistant faisant partie du programme dans la ville où vous serez affectés. A vous de voir si vous voulez partager des moments entre français ou si vous préférez vous en éloignez le plus possible ? Quelle que soit votre décision, vous ne serez pas seul …

Le statut de l’assistant

Sans trop de surprise : selon les pays, le statut de l’assistant varie (boursier, salarié, travailleur indépendant, allocataire). Vérifiez ce à quoi il correspond dans le pays en question. Par exemple, le statut « boursier » au Mexique n’est pas l’équivalent de notre statut boursier français. Au Mexique, l’assistant est boursier parce qu’il est payé par une bourse de l’état mais il n’est pas pour autant considéré comme étudiant. Soyez vigilant à ce statut et réfléchissez en amont au statut que vous communiquerez aux autorités françaises pendant le temps de votre séjour.

Les dépenses à prévoir

Encore une fois, selon les pays, ça change ! Mais, en règle générale :

  • Les frais liés au visa sont pris en charge par le programme

Restent donc, la plupart du temps, à votre charge :

  • La couverture sociale
  • L’assurance privée (responsabilité civile, rapatriement, etc.)
  • Les billets d’avion
  • Le logement et les repas

En fonction du pays pour lequel vous optez, pensez à retrouver nos « fiches pays » pour connaitre les dépenses à prévoir selon votre destination.

Alors, envie de tenter l’expérience ? Pour préparer votre départ au plus vite, nous vous invitons à consulter nos rubriques « Préparer son départ » et « Financer sa mobilité ».

 

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